Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus La bonne paye La bonne paye La bonne paye « La bonne paye ». Chaque semaine, « Le Monde » parle d’argent avec les jeunes. Que signifie « bien gagner sa vie » ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Cette semaine, Raphaël raconte ce que ses échanges avec des personnes fortunées ont changé dans son rapport à l’argent : épargner davantage et faire fructifier son salaire. Article réservé aux abonnés J’ai 24 ans et je suis majordome privé, en CDI depuis un an, au service de l’une des 500 plus grandes fortunes du pays. Je m’occupe d’une villa de vacances à Saint-Tropez [Var], pour un salaire de 3 500 euros brut par mois, soit environ 2 700 euros net. Je dépense très peu, puisque je suis logé sans frais dans la propriété. Mes repas sont pris en charge, et je dispose de voitures de fonction de luxe, avec l’essence déjà incluse. Honnêtement, avant d’exercer ce métier, j’en avais une vision assez rigide, presque cantonnée à un rôle précis. En réalité, les missions sont beaucoup plus variées. Je commence par le petit déjeuner, à 7 heures, puis j’enchaîne avec le déjeuner et le dîner. Entre les services, je coordonne les équipes de ménage et les prestataires – jardinier, pisciniste, entreprises de traitement des nuisibles. Il faut aussi gérer l’imprévu, parfois dans l’urgence : on peut me demander à 10 heures de trouver un poisson à la plancha pour midi. Le week-end, je vais aussi chercher mon patron à la gare, ou je le conduis jusqu’à l’hélicoptère. Mes journées se terminent autour de 22 heures, une fois les employeurs couchés. Il vous reste 82% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.