Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus La bonne paye La bonne paye La bonne paye « La bonne paye ». Chaque semaine, « Le Monde » parle d’argent avec les jeunes. Que signifie « bien gagner sa vie » ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Cette semaine, Cloé Martin raconte comment le travail prend toute sa vie, avec deux métiers qu’elle chérit – l’un stable, l’autre précaire. Article réservé aux abonnés Je cumule deux métiers, que j’adore, à temps plein. Depuis mes 18 ans, je suis surveillante au collège de Bourganeuf (Creuse) pour lequel je gagne 1 548 euros par mois. Le reste du temps, je propose depuis quatre ans mes services en tant que monitrice d’équitation indépendante. J’ai mes clients particuliers, chez qui je me déplace, et ça me rapporte entre 400 euros et 1 000 euros par mois, selon les saisons. L’été, avec les grosses chaleurs, on a moins envie de monter à cheval. Pareil dans le dur de l’hiver. Mais quand la pleine saison reprend, ça charbonne ! En avril, par exemple, j’ai donné pas loin de 50 heures de cours, sans compter mes trajets sur les routes de la Creuse. Je travaille tout le temps, mais c’est mon éducation. Mes parents m’ont toujours dit qu’on n’a rien sans rien. Mon papa était peintre en bâtiment, il avait son entreprise. Ma maman était famille d’accueil, il y a toujours eu d’autres enfants avec moi à la maison. J’ai un demi-frère beaucoup plus grand. « J’ai même fait de l’international » Avant ma naissance, ma mère avait une ferme équestre. Elle faisait de la compétition à haut niveau en concours de saut d’obstacles. Quand je suis née, elle est passée à l’endurance. Elle me mettait en porte-bébé et on partait toutes les deux en balade à cheval. C’est devenu ma passion à moi aussi, j’ai commencé à prendre des cours à 3 ans et, depuis, je n’ai jamais arrêté. Au collège, je me suis mise à courir de grosses épreuves en concours complet d’équitation. J’ai même fait de l’international. Il vous reste 77.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Cloé, 25 ans, assistante d’éducation et monitrice d’équitation indépendante, entre 1 900 euros et 2 500 euros par mois : « La hausse du prix de l’essence, ça a été une énorme claque »
« La bonne paye ». Chaque semaine, « Le Monde » parle d’argent avec les jeunes. Que signifie « bien gagner sa vie » ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Cette semaine, Cloé Martin raconte comment le travail prend toute sa vie, avec deux métiers qu’elle chérit – l’un stable, l’autre précaire.










