Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus La bonne paye La bonne paye La bonne paye « La bonne paye ». Chaque semaine, « Le Monde » parle d’argent avec les jeunes. Que signifie « bien gagner sa vie » ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Cette semaine, Guillaume raconte comment il a fait le choix de la semaine de quatre jours, néanmoins très intense, pour profiter de sa famille. Article réservé aux abonnés J’ai 29 ans et je suis réparateur de vélo à domicile à Lyon. Je gagne autour de 2 500 euros net par mois, en lissant ma rémunération sur l’année. Je suis indépendant, à la tête de ma microentreprise, Le Vélo Tisserand, clin d’œil à l’histoire des canuts lyonnais. Mon métier consiste à faire de la réparation de vélos au domicile ou sur le lieu de travail de mes clients. Ils m’appellent ou prennent rendez-vous sur mon site, et j’interviens aussi rapidement que possible avec mon vélo-cargo, véritable atelier roulant. Il fait partie de mon quotidien depuis 2022, année où j’ai pris officiellement mon virage professionnel. Avant cela je faisais tout autre chose. Après mon bac ES, j’avais fait un IUT de gestion et administration d’où je suis sorti en 2016. Mon intérêt pour le voyage et la découverte m’a d’abord conduit à travailler dans une grande agence spécialisée dans les voyages itinérants et les randonnées à pied ou à vélo. Je suis resté cinq ans dans ce premier emploi, basé à Paris, où je gagnais environ 1 800 euros net par mois. Malgré la super ambiance entre collègues et les voyages pour le travail, ma sensibilité écologique m’a rapidement fait me poser des questions sur l’impact carbone des voyages que nous organisions parfois à l’autre bout du monde. La pandémie de Covid-19 a marqué un coup d’arrêt pour le tourisme et a été le moment parfait pour changer de vie. Il vous reste 78.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.