Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans francophones Romans francophones Romans francophones Ce beau premier roman plonge dans les pensées d’un homme d’affaires, entre descriptions de la ville sous ses yeux et réminiscences de la relation amoureuse, achevée dix ans plus tôt, qui lui est associée. Article réservé aux abonnés Sélectionné pour le Prix littéraire « Le Monde » 2026 « Shanghai, cinq heures quarante », d’Ada Walter, Calmann-Lévy, 188 p., 18,90 €, numérique 14 €. En chinois, le terme « gaojia » désigne les voies rapides surélevées construites sur des piliers au-dessus des villes pour fluidifier la circulation. C’est sur l’une d’entre elles que s’engage le taxi dans lequel se trouve le narrateur anonyme du beau premier roman d’Ada Walter, Shanghai, cinq heures quarante. Cet homme d’affaires sans illusion, expatrié depuis plusieurs années en Asie, doit rejoindre un aéroport à l’autre bout de la ville. Assis à l’arrière du véhicule enfumé par les cigarettes que le chauffeur enchaîne pour ne pas s’endormir, il voit le paysage de la mégapole monstre défiler sous ses yeux en même temps que s’élèvent en lui des souvenirs anciens. Dix ans auparavant, il vivait là avec une femme qu’il aimait et qui a fini par le quitter. C’est avec le « fantôme » de cette aimée qu’il traverse la ville ; c’est aussi avec lui qu’il en reconstitue la géographie terrestre et sentimentale. Dans un mouvement liquide, qu’animent des phrases amples et souples, le narrateur nous livre le flux continu de ses pensées. On l’imagine le front collé à la vitre de la voiture, le regard vague embrassant le monde. En lui se confondent descriptions du panorama urbain, réflexion sur la vie d’expatrié et réminiscences d’un amour perdu. A ses côtés, on observe l’air dense et noir de l’immense métropole, ses nappes de pollution qui ondoient, son architecture tentaculaire, sa foule infinie. « Ce n’est pas la vie calme ici, c’est le monde qui vibre sous les tractopelles, une ville en perpétuelle destruction reconstruction. » Il vous reste 40.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Shanghai, cinq heures quarante », d’Ada Walter, invite à traverser la mégapole chinoise dans le souvenir d’un amour perdu
Ce beau premier roman plonge dans les pensées d’un homme d’affaires, entre descriptions de la ville sous ses yeux et réminiscences de la relation amoureuse, achevée dix ans plus tôt, qui lui est associée.






