Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Essais philosophie Essais philosophie Essais philosophie Avec acuité et clarté, le philosophe décortique les traits singuliers de nos vies enfermées, plongées dans les écrans. Pour se donner un peu d’air, il en appelle à nos désirs et à nos exigences de liens humains. Article réservé aux abonnés « Nos vies encapsulées. Quel devenir pour l’humanité ? », de Pascal Chabot, PUF, 234 p., 18 €, numérique 13 €. Nous vivons dans des boîtes. Appartements, maisons, bureaux… où nous sommes protégés et enclos à la fois, abrités de béton et de vitres. D’une boîte à une autre, nous nous déplaçons au moyen de coques mobiles – voiture, train, métro, bus, bateau, avion… A l’intérieur de toutes ces capsules, comme les nomme Pascal Chabot, nous scrutons les écrans bien plus que le monde extérieur. Fini, pour quantité de gens, air libre et contact brut avec la nature. « Le dehors a disparu », écrit ce philosophe. Il note ensuite, avec le sens aigu du détail concret qui le caractérise : « Dans les hôtels, il y a encore une dizaine d’années, la première chose que nous donnait la réception, c’était le plan de la ville. Aujourd’hui, c’est le code du Wi-Fi. » En fait, nous aurions tort de nous plaindre de « nos vies encapsulées » – titre du bel essai qui arrive aujourd’hui en librairie. L’existence y est plutôt confortable, assistée, soustraite à quantité de menaces, d’efforts et de désagréments. Tout est en place pour assurer protection, connexion, transactions. Nous ne croyons plus à l’ancien progrès, universel et radieux, mais les lendemains qui déchantent garantissent des refuges de plus en plus douillets. On y vit repliés, voire recroquevillés, mais pizzas et burgers viennent à domicile, et l’univers se visionne du canapé. Sans être celle de toute l’humanité, et de loin, la vie dans les capsules couvre désormais la planète. Il vous reste 71.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Dans « Nos vies encapsulées », Pascal Chabot analyse notre enfermement douillet et ouvre à la possibilité de rester humain
Avec acuité et clarté, le philosophe décortique les traits singuliers de nos vies enfermées, plongées dans les écrans. Pour se donner un peu d’air, il en appelle à nos désirs et à nos exigences de liens humains.






