Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Livres Livres Livres Un hors-série du « Monde » intitulé « Edgar Morin, le philosophe indiscipliné » permet de revisiter l’œuvre du penseur disparu fin mai. Renouer avec l’œuvre et les idées de cet enfant du XXᵉ siècle offre des repères pour nos temps déboussolés. Article réservé aux abonnés Hors-série. Il a parcouru tous les domaines du savoir, vécu intimement les extases de l’histoire. Héros de la Résistance et théoricien de la connaissance, dissident du stalinisme et promoteur du « principe d’espérance », anthropologue de la mort et sociologue du temps présent, Edgar Morin, mort le 29 mai, à l’âge de 104 ans, est un omnivore culturel, un touche-à-tout universel. C’est à ce penseur fraternel que Le Monde rend hommage à travers ce hors-série, comprenant portrait, portfolio, lexique et témoignages, ainsi que le dernier entretien qu’il a accordé avant sa disparition. Né en 1921, Edgar Morin est un enfant du siècle, un audacieux fils de son époque. Son insatiable curiosité, la jeunesse de sa pensée et sa longévité ont transmué ce prophète des temps futurs en figure populaire de vieux sage qui traverse les âges. Mais Edgar Morin reste un philosophe indiscipliné. Résistant, notamment dans le réseau de François Mitterrand, il s’est opposé aux carcans de l’esprit et à certaines formes d’engagement. Contre une raison réduite au calcul, une science sans conscience, une séparation des connaissances universitaires, il propose de relier les savoirs, d’enseigner la transdisciplinarité, de réformer notre pensée. Il vous reste 62.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.