Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Permis d’espérer » (6/6). L’anthropologue Charles Stépanoff et l’essayiste Gaspard Koenig se sont installés à la campagne pour travailler leur terre, persuadés qu’on ne changera pas le monde sans commencer par transformer le sien. Article réservé aux abonnés Un peu candides, ils ont suivi le conseil de Voltaire (1694-1778). Le conteur des Lumières invitait ses contemporains à « cultiver [leur] jardin ». Charles Stépanoff et Gaspard Koenig l’ont pris au pied de la lettre, comme une injonction éthique à l’heure du crash écologique. L’un est un anthropologue recherché, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et récemment devenu maraîcher ; l’autre est un romancier prisé, un trublion politique, un essayiste médiatique converti à l’écologie. L’un comme l’autre se sont installés avec leur cheval à la campagne pour cultiver leur jardin respectif de façon biologique. Bêcher, biner et sarcler sont autant de façons de vivre en accord avec leurs idées. Auteur d’Attachements (La Découverte, 2024), une grande enquête sur la manière dont les humains, ces « prédateurs empathiques », nouent des liens étroits avec des espèces sauvages adoptées, Charles Stépanoff a ouvert une école paysanne au domaine de Lignerolles, un ancien manoir entouré de 20 hectares au Thieulin, en Eure-et-Loir. « La question de la résilience alimentaire et énergétique des modes de vie n’est plus un luxe, c’est une problématique cruciale qui doit stimuler les enquêtes et les expérimentations. Vous avez entre vos mains l’avenir du monde », lance chaque année ce spécialiste des rites chamaniques en Sibérie aux étudiants venus se former à l’agroécologie. Il vous reste 87.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.