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Entretien« Les entretiens de “Chaleur humaine” ». Comment faire face aux menaces qui pèsent sur le vivant et les écosystèmes ? La biologiste Tatiana Giraud propose que cela passe par une réorientation des subventions allant à l’élevage intensif vers l’agriculture biologique, avec un accompagnement des agriculteurs dans la transition.

Pourquoi la biodiversité est-elle à ce point en danger ? Pourquoi comprend-on aussi mal l’importance de l’effondrement du vivant ? Quelles mesures mettre en place pour faire face à la sixième extinction de masse ? Tatiana Giraud, chercheuse en biologie évolutive, directrice de recherche au CNRS et membre de l’Académie des sciences, répond à toutes ces questions dans l’épisode du podcast « Chaleur humaine » diffusé le 20 avril 2026. Vous pouvez retrouver ici tous les épisodes du podcast et vous inscrire à l’infolettre « Chaleur humaine » en cliquant là.

Pour mesurer l’importance des différents groupes dans la biodiversité, si on regarde, par exemple, le nombre d’espèces décrites par les scientifiques, les insectes sont hyper majoritaires. A l’époque de Darwin, J. B. S. Haldane [1892-1964], un biologiste [britannique] très connu, disait qu’en regardant la nature, on pouvait dire de Dieu qu’il avait un amour immodéré pour les coléoptères, tant la diversité de formes, de couleurs et d’espèces est importante chez les insectes. On trouve aussi chez les champignons ou les micro-organismes une énorme variété d’espèces, mais on sait moins les décrire, les nommer.