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es fleurs des sciences du vivant et de la santé sont flétries par de récentes décisions politiques. Revenir sur les zones à faible émission nie les 40 000 décès par an dus à la qualité de l’air, selon Santé publique France. Revenir sur la loi Zéro artificialisation nette (avec la loi Trace de juin) nie la perte annuelle de surfaces agricoles pouvant nourrir une ville comme Le Havre (Seine-Maritime), et promet des inondations faute de sols perméables lors de pluies extrêmes.
La loi Duplomb conserve les pesticides si aucune alternative n’existe, alors que les agriculteurs souffrent de leur toxicité (selon Agrican, en comparaison de la population générale, ils ont + 54 % de lymphomes plasmocytaires, + 20 % de myélomes et + 13 % de Parkinson à 55 ans). Un décret de juillet impose à l’Agence nationale de sécurité sanitaire les priorités du ministère de l’agriculture en matière d’autorisation de pesticides.
Certes, il est difficile de limiter la circulation automobile, l’utilisation de pesticides ou l’artificialisation liée au développement local : mais c’est dans l’accompagnement de ces dispositions qu’on attend le politique.
Former les jeunes au vivant






