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amais les institutions chargées de défendre l’environnement, la santé publique et les travailleurs n’ont subi autant d’attaques, financières, législatives et symboliques, de la part de la classe politique française.
Alors que les crises écologiques dépassent des seuils critiques reconnus par un consensus scientifique incontestable, et que les enjeux sanitaires ne cessent de s’aggraver, la crise du monde agricole a été l’occasion pour le gouvernement et les organisations patronales de resservir un discours anticontrôles et antinormes. Contentant ainsi le lobby de l’agro-industrie, une circulaire, datée du 4 novembre 2024, instaure pour les administrations de l’Etat un « contrôle annuel unique » dans le secteur agricole.
En outre, la réduction drastique des moyens alloués aux services de l’Etat et aux agences environnementales et sanitaires relève d’une irresponsabilité sans précédent. Le premier ministre, François Bayrou, et son gouvernement évoquent des agences « trop nombreuses » et certains syndicats agricoles multiplient les attaques physiques et médiatiques.
Un garde-fou essentiel






