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ne commission d’enquête sénatoriale a rendu, le 3 juillet, un rapport sur les agences, opérateurs et organismes consultatifs de l’Etat. Ce rapport préconise notamment la suppression de plusieurs institutions environnementales : l’Agence de la transition écologique (Ademe), le Conservatoire du littoral et les 11 établissements publics qui gèrent les parcs nationaux.

Le Conservatoire du littoral a vivement riposté (avec, notamment, une tribune dans Le Monde, plusieurs pétitions, des prises de parole d’élus) et semble sauvé aujourd’hui. En revanche, l’inquiétude est grande pour les parcs nationaux et la protection de la nature.

Le plan concocté est le suivant : les 11 établissements publics disparaîtraient en tant que tels ; ils fusionneraient et seraient intégrés à l’Office français de la biodiversité (OFB). Ils contribueraient ainsi à lui donner une image plus « positive » – les parcs nationaux attirant plus de 10 millions de visiteurs chaque année. L’OFB, chargé notamment de constater les infractions et de dresser des procès-verbaux, et fortement critiquée par certains syndicats agricoles, serait par ailleurs privé de ce pouvoir répressif.

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