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otée en catimini par une commission paritaire, la loi Duplomb n’est pas seulement une anomalie démocratique, elle révèle une triple dérive sur l’économie, la science et l’Europe.
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La polarisation croissante – économie contre écologie – n’a aucun sens. L’environnement n’est pas « de gauche », ni la compétitivité « de droite ». En prônant d’un côté une « décroissance » radicale, de l’autre le refus de l’« écologie punitive », les politiques simplifient les enjeux à outrance. Nous avons tous besoin d’emplois et d’un environnement sain. La mission du Parlement est de trouver un équilibre durable entre la création de valeur et la planète, la compétitivité et la santé, en commençant par la protection des travailleurs agricoles.
« Détruire la nature, c’est détruire l’économie. » Ce n’est pas un « écolo » qui le proclame, mais un membre du directoire de la Banque centrale européenne (Frank Elderson). Le manque d’eau, par exemple, a déjà des conséquences sur la production : hausse des prix des matières premières, risque de fermeture de centrales nucléaires (selon EDF). In fine, c’est la stabilité du système économique et financier qui est en jeu.






