Manifestation contre la loi Duplomb organisée par Combat Monsanto, Greenpeace et Générations futures aux abords de l’Assemblée nationale, lors du vote de la loi par les députés, à Paris, le 8 juillet 2025. ARNAUD VILETTE/OLA NEWS/SIPA

Le chercheur belge Fabrice DeClerck, spécialiste des interactions entre alimentation et environnement, est le directeur scientifique de la plateforme de recherche EAT, à l’origine de l’étude de référence Eat-Lancet de 2019 sur le « régime de santé planétaire », ainsi que le coordinateur du chapitre sur l’alimentation dans le dernier rapport de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité (IPBES) paru en décembre 2024. Dans un entretien au Monde, il regrette que les initiateurs de la loi Duplomb n’aient pas pris en compte les liens entre agriculture, biodiversité, climat et santé publique.

Quel regard portez-vous sur la loi Duplomb et les débats qu’elle suscite en France ?

Il est encourageant de voir la réaction du public à cette proposition de loi, mais décourageant de constater le manque de participation scientifique aux débats qui se sont tenus au Parlement. Ce qui me préoccupe, c’est que ce texte ignore les liens entre agriculture, santé, climat et biodiversité.