Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Climat Climat Climat Le journaliste Nabil Wakim rassemble dans un livre des entretiens réalisés pour le podcast éponyme du « Monde », consacré au réchauffement de la planète et aux manières de l’affronter. Parmi ces rencontres, celle avec la philosophe Cynthia Fleury. Article réservé aux abonnés [Comment faire face au réchauffement climatique ? Dans un ouvrage à paraître le 22 mai aux éditions Points, le journaliste Nabil Wakim retranscrit 24 entretiens menés dans le cadre du podcast du Monde « Chaleur humaine », avec des scientifiques et des experts. Dans l’un de ces entretiens, en l’occurrence réalisé avec Cécile Cazenave, la philosophe Cynthia Fleury, professeure au Conservatoire national des arts et métiers, dessine des pistes pour nous permettre de résister à la déprime climatique et aux renoncements du moment. En voici quelques extraits.] Au XXe siècle, il y a eu des récits mobilisateurs autour de la modernité, de la technologie, qui devaient nous mener vers un avenir meilleur. Sur la question climatique et l’effondrement de la biodiversité, en revanche, on n’est pas certain de voir à quoi l’horizon ressemble… Cynthia Fleury : Nous vivons la fin d’un certain système de ressources relié à notre système de production de la croissance et de justice sociale. C’est pour cela qu’il y a une espèce de mélancolie énorme, de désenchantement. Parce que même les Etats de droit sont principalement des Etats carbonés. Si l’on décarbone, que restera-t-il de la démocratie, de l’Etat de droit et de l’Etat social ? Cela a été notre conquête essentielle que l’on a appelée l’« Etat-providence ». On sait aujourd’hui que c’était une illusion magnifique. Il vous reste 87.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.