Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Inondations au Népal et au Tibet Inondations au Népal et au Tibet Inondations au Népal et au Tibet Alertés à temps, de nombreux habitants ont pu évacuer leurs maisons quelques minutes avant le passage de la coulée de boue qui a fait 750 morts au Népal et en Chine. Les secours cherchent les rescapés et les morts dans des conditions extrêmement périlleuses. Article réservé aux abonnés Le village de Devighat, dans le district de Nuwakot, était autrefois réputé pour son marché bouillonnant, ses petits commerces et son temple dédié à Devi, la Grance Déesse. Il n’aura fallu que quelques minutes au tsunami des montagnes qui a déferlé sur le Népal, mercredi 26 août, pour transformer cette bourgade animée en un océan de boue et de dévastation. La catastrophe a fait au moins 750 morts de part et d’autre de la frontière entre le Népal et la Chine et plus de 3 000 personnes sont toujours portées disparues. Le silence qui règne désormais à Devighat est pesant. La boue semble avoir figé le temps, à l’image de ce que l’irruption du Vésuve fit à Pompei. Tout a été enseveli, seuls les étages supérieurs des maisons se dressent encore à l’horizon. Des arbres déracinés ont été projetés sur les toits, témoignant de la violence de la vague. Les pylônes électriques se sont brisés comme des cure-dents. Ici, les roues avant d’un tracteur sont plantées dans le sol. Là, gît dans la puanteur le corps boursouflé d’un buffle. De ce décor apocalyptique surgit une petite femme. Des larmes coulent sur son visage buriné. « Tout est détruit », dit-elle en pointant du doigt sa maison. Baghawati Khatiwada n’était pas revenue ici depuis le drame qui s’est joué, quatre jours auparavant. Peu avant 9 heures, mercredi, la police a fait irruption dans le bourg, ordonnant par mégaphone à la population de « courir » pour évacuer les lieux immédiatement. Il vous reste 82.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Dans le village de Devighat, au Népal, un décor apocalyptique figé par la boue : « Même nos ancêtres n’ont pas souvenir d’un déluge de cette ampleur »
Alertés à temps, de nombreux habitants ont pu évacuer leurs maisons quelques minutes avant le passage de la coulée de boue qui a fait 750 morts au Népal et en Chine. Les secours cherchent les rescapés et les morts dans des conditions extrêmement périlleuses.















