Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Inondations au Népal et au Tibet Inondations au Népal et au Tibet Inondations au Népal et au Tibet Les hôpitaux de Katmandou voient défiler un flux incessant de proches de personnes portées disparues après les crues monumentales qui ont fait au moins 577 morts, alors que 1 400 personnes restent portées disparues au Népal et en Chine. Article réservé aux abonnés Sur les coups de 9 heures du matin, mercredi 26 août, Nitoo Dangol aperçoit un monstre d’eau, de boue et de débris dévaler la montage à toute vitesse. « Je n’ai pensé à rien, j’étais certaine de mourir, raconte la jeune femme. Mais j’ai couru aussi vite que j’ai pu, j’en ai perdu mes tongs, mon téléphone. » Le tsunami des montagnes qui a déferlé sur le Népal à la frontière avec le Tibet a détruit le village de Timure en l’espace de quelques secondes mais a épargné Nitoo Dangol, qui doit son salut à peu de chose. Au moment de l’impact, elle se trouvait sur un talus, en hauteur du lit de la rivière Trishuli. Lorsque la trentenaire reprend ses esprits, elle aperçoit sa sœur aînée, ensevelie sous une coulée de boue, agitant difficilement un bras pour appeler au secours. A l’aide de draps et de cordes, la cadette parvient à la tirer de là. « Elle m’a sauvé la vie », souffle Ritoo Dangol. Allongée sur son lit d’hôpital à Katmandou, où elle a été héliportée mercredi en fin de journée, elle s’en sort avec une fracture et de multiples écorchures au visage et sur le corps. Avant de retrouver sa sœur dans la capitale népalaise, Nitoo Dangol a dû attendre vingt-quatre heures supplémentaires à Timure, coupé du monde, sans électricité, sans moyen de communication. Avec une centaine d’autres villageois, elle trouve refuge dans une étable, jusqu’à ce qu’un hélicoptère de l’armée l’évacue jusqu’à Trishuli. De là, elle a été transportée à Katmandou en voiture. Il vous reste 69.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« J’étais certaine de mourir » : dans les hôpitaux de Katmandou, des survivants stupéfaits et des familles qui cherchent désespérément leurs proches
Les hôpitaux de Katmandou voient défiler un flux incessant de proches de personnes portées disparues après les crues monumentales qui ont fait au moins 577 morts, alors que 1 400 personnes restent portées disparues au Népal et en Chine.














