Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Crues et inondations Crues et inondations Crues et inondations Alors que l’aide internationale commence à peine à arriver, les autorités chinoises ont émis une alerte contre le « risque élevé » de rupture d’un lac de retenue formé à la suite de la coulée de boue, qui pourrait provoquer une deuxième crue dans les jours à venir. Article réservé aux abonnés La catastrophe occupe tous les esprits dans les rues de Katmandou, capitale meurtrie du Népal. Des crues dévastatrices se sont abattues sur le petit pays himalayen, mercredi 26 août, à la frontière avec le Tibet, faisant au moins 469 morts – plus trois, officiellement, côté tibétain. Le bilan devrait continuer à s’alourdir alors que quelque 1 400 personnes sont toujours portées disparues de part et d’autre de la frontière. Parmi elles, 577 sont de nationalités étrangères, dans cette région immaculée et prisée des randonneurs, des alpinistes et des pèlerins hindous en route vers le mont Kailash. Kancha Lama n’a pas le cœur à parler. Il est sans nouvelle de sa belle-sœur et d’autres membres de sa famille qui se trouvaient mercredi dans les environs du village de Syabrubesi, dévasté par les torrents de boue. Impossible de joindre qui que ce soit, le téléphone y est coupé, la route détruite. « Mes beaux-parents, mon beau-frère, ma tante, mon cousin et son épouse sont décédés », énumère quant à lui Pema Lama, qui tient une boutique dans la ville de Kerong, au Tibet, épargnée car située en amont de la catastrophe. « Je ne sais même pas combien de personnes de ma famille sont mortes, j’ai réussi à joindre quelqu’un du village qui m’a dit qu’ils avaient été emportés par les flots », explique-t-il par téléphone, sous le choc. Il vous reste 77.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.