Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Népal Népal Népal Si les volumes de roches et de glace qui se sont décrochés dans l’Himalaya n’ont pas encore été quantifiés, le glaciologue Adrien Gilbert estime déjà, dans un entretien au « Monde », que cette catastrophe est d’une ampleur exceptionnelle. Article réservé aux abonnés Le bilan des crues et des torrents de boue dévastateurs survenus dans l’Himalaya, à la frontière entre le Népal et le Tibet, continue de s’alourdir, jeudi 27 août, avec au moins 362 morts et plus de 1 300 disparus. Selon Adrien Gilbert, glaciologue et chercheur à l’Institut des géosciences de l’environnement (CNRS), un gigantesque éboulement rocheux est responsable de cette catastrophe. Que sait-on de l’origine de cette catastrophe ? De plus en plus d’images satellitaires de la zone nous parviennent et permettent de commencer à comprendre ce qui s’est passé. L’origine du drame est un glissement de terrain de plusieurs millions de mètres cubes de roches, qui a entraîné avec lui un glacier. On voit sur les images une partie du glacier qui s’effondre, mais c’est bien l’éboulement rocheux qui est le point de départ, et non l’effondrement. Le glacier, situé dans le bassin versant au nord du Langtang Lirung [un sommet du Népal culminant à 7 234 mètres], était posé au-dessus de la zone qui s’est déstabilisée. En cela, le scénario est différent de ce qui s’est passé à Blatten, dans les Alpes suisses, en mai 2025. Là, l’éboulement rocheux était tombé sur le glacier. Cela a provoqué l’effondrement du glacier dans les jours qui ont suivi. L’avalanche de roches et de glace, d’un volume bien moins important que celle à l’origine de la catastrophe au Népal et au Tibet, n’avait pas formé de laves torrentielles sur de si grandes distances. C’est la grande différence. Il vous reste 62.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Inondations au Népal et au Tibet : « L’origine du drame est un glissement de terrain qui a entraîné avec lui un glacier »
Si les volumes de roches et de glace qui se sont décrochés dans l’Himalaya n’ont pas encore été quantifiés, le glaciologue Adrien Gilbert estime déjà, dans un entretien au « Monde », que cette catastrophe est d’une ampleur exceptionnelle.











