Inondations au Népal : Etienne Berthier, glaciologue au CNRS, est l'invité de Jérôme Florin
Des crues dévastatrices et meurtrières. Selon des bilans encore très provisoires, au moins 180 personnes sont mortes et plus de 1.300 sont portées disparues, dont quatre Français, après qu'un puissant torrent d'eau, de boue et de débris a dévalé à grande vitesse les deux côtés de la frontière montagneuse du Népal et du Tibet, territoire chinois, mercredi 26 août. Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS), la crue a été provoquée par un effondrement de glacier, d'une violence telle qu'il a provoqué un séisme de magnitude 5,2 et des glissements de terrain.
"On voit, en regardant les images satellites d'hier et d'avant-hier [mercredi et mardi, NDLR], qu'un glacier s'est fracturé, s'est détaché puis a été emporté dans la vallée", explique Étienne Berthier, glaciologue au CNRS, invité de RTL ce jeudi 27 août au matin. Il prévient néanmoins que les circonstances sont encore à confirmer par des scientifiques, qui vont continuer à étudier le phénomène dans les mois à venir.
"Dans sa chute vertigineuse de près de 2.000 mètres de dénivelé, toute cette glace a fondu et s'est transformée en coulée de boue. Elle a tout emporté sur son passage et par rapport au volume initial d'eau, plein de matières, de sable, de sédiments, qui ont amplifié le phénomène", décrit-il.











