Les opérations de sauvetage continuent au Népal, trois jours après la crue mortelle ayant fait près de 700 morts. Les secours redoublent d'efforts pour localiser quelque 3.000 disparus, souvent en vain, mais aussi pour évacuer les rescapés encore isolés à la frontière entre le Népal et la Chine.

Sur place, notre correspondante RTL Carole Dietrich raconte que seuls les villages les plus en aval de la catastrophe sont accessibles par voie terrestre. Il faut compter trois heures de voiture depuis

Katmandou, la capitale, sur les petites routes escarpées de l'Himalaya, où l'on croise désormais énormément de camions de l'armée chargés en matériel de secours et de provisions.

Un balai incessant de familles en quête de nouvelles de leurs prochesPuis en continuant l'ascension de la vallée où le drame s'est noué, d'un moment à l'autre, la route s'arrête. "Et là, on se retrouve face à un océan de boue et de dévastation. Les maisons ont été ensevelies par la vague. Souvent, le premier étage n'est même plus visible. Des arbres ont été projetés sur les toits des maisons. On comprend vraiment que c'est un véritable tsunami qui s'est abattu ici", décrit ainsi la journaliste.

Si les espoirs de retrouver des survivants s'amenuisent d'heure en heure, les familles des disparus font face à une épreuve effroyable. "Beaucoup défilent dans les hôpitaux, les morgues. Ils y vont plusieurs fois par jour pour vérifier les listes des personnes qui ont été admises.", relate notre correspondante.