Les secouristes ont redoublé d’efforts samedi pour localiser quelque 3 000 disparus et évacuer les rescapés encore isolés à la frontière entre le Népal et la Chine, trois jours après la terrible crue qui a fait près de 700 morts et englouti des villages entiers.« Toutes les habitations près de la rivière ont été emportées. Il ne reste plus rien », a résumé pour l’AFP Buddhi Ram Dangol, un Népalais de la vallée ensevelie.Selon les bilans officiels encore provisoires, un total de 682 corps — 675 côté népalais, 7 sur le territoire chinois du Tibet — ont été exhumés depuis mercredi de l’épaisse couche de boue et des décombres des bâtiments, routes, ponts et chantiers balayés par la vague.Sept corps retrouvés à des dizaines de kilomètres en aval, dans le nord de l’Inde, en cours d’identification, pourraient rejoindre la liste des victimes de la catastrophe.Le travail des sauveteurs est lent, difficile, épuisant, a décrit un sauveteur de la sécurité civile népalaise, Kawan Koirala.« Les gens veulent absolument retrouver leurs proches, morts ou vifs, mais on n’y arrive pas […] regardez toute cette boue », a-t-il confié à l’AFP, fourbu après dix-huit heures de travail sans interruption. « C’est très perturbant pour moi aussi. C’est la première fois que je vois ça ».Experts et scientifiques attribuent la catastrophe à l’effondrement d’un énorme glacier qui a transformé en un instant une paisible rivière en un fleuve en furie.Dans les régions sinistrées, les autorités peinent à retrouver la trace de quelque 3 000 personnes — 2 426 au Népal et 556 côté chinois — dont elles sont sans nouvelles depuis mercredi.
Près de 700 morts après la crue dans l’Himalaya, des milliers de disparus
L’épaisse boue ralentit et complique le travail des sauveteurs.











