Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Astronomie Astronomie Astronomie L’instrument repose sur des miroirs d’une précision exceptionnelle polis au laboratoire d’astrophysique de Marseille, où le savoir-faire en matière d’optique est de longue date reconnu par la NASA. Article réservé aux abonnés En parallèle de l’instrument principal qu’est sa caméra numérique (le Wide Field Instrument), le télescope spatial Roman lancé dimanche 30 août par la NASA embarque un second instrument, un coronographe expérimental destiné à faire de l’imagerie directe des exoplanètes. Ce dispositif, inventé dans les années 1930 par le Français Bernard Lyot à l’observatoire du pic du Midi, permet de masquer le corps d’une étoile pour mieux observer ses alentours. Lorsqu’on le pointe sur une étoile, l’outil permet de voir de faibles points lumineux, les exoplanètes, qui seraient sinon complètement masqués par sa lumière aveuglante. Signe du savoir-faire reconnu des Français dans ce domaine, le coronographe du télescope spatial embarque des miroirs de fabrication française, polis avec la plus grande précision au Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM). « C’est grâce au LAM que la France et le CNES sont impliqués dans Roman, témoigne Arthur Vigan, astrophysicien au LAM et représentant scientifique du CNES sur l’instrument. Les miroirs ont été polis ici, à la main, sur une petite machine à polir, par Michel Marcos, qui a d’ailleurs reçu la médaille de cristal du CNRS. » La technique de polissage perfectionnée par le LAM permet d’atteindre une précision diabolique de quelques atomes seulement. « Cela veut dire que les plus grosses bosses sont de l’ordre de quelques atomes, ce qui est un peu difficile à concevoir. Après, c’est une statistique, il peut y avoir localement des petites bosses plus importantes », modère-t-il. Il vous reste 58.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le coronographe du télescope spatial Roman, un instrument expérimental ambitieux en partie français
L’instrument repose sur des miroirs d’une précision exceptionnelle polis au laboratoire d’astrophysique de Marseille, où le savoir-faire en matière d’optique est de longue date reconnu par la NASA.














