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DécryptageCe télescope, qui doit s’envoler dimanche à bord d’une fusée de Cap Canaveral, en Floride, est la mission scientifique la plus ambitieuse de l’agence depuis le James-Webb, en 2021. En cinq ans, il devrait achever trois grands relevés du ciel et aider à faire progresser l’astronomie dans tous les domaines.

Après les débuts de l’observatoire Vera-C.-Rubin, plus tôt dans l’année, c’est au tour d’un nouveau puissant télescope d’ouvrir les yeux sur l’Univers. Le télescope spatial Roman, conçu et assemblé par la NASA, doit s’envoler dimanche 30 août à bord d’une fusée Falcon Heavy de SpaceX pour une mission de cinq ans minimum. Une moisson spectaculaire d’observations et de résultats devrait être au rendez-vous.

Mission phare de l’agence spatiale américaine, le Roman est de loin le télescope spatial le plus ambitieux lancé depuis le James-Webb, en décembre 2021, et le célèbre télescope spatial Hubble, en 1990. Mais, là où Hubble était conçu pour n’observer qu’une minuscule partie du ciel, Roman est une machine élaborée pour balayer le ciel sans relâche. Il ne passera pas l’intégralité du ciel au peigne fin, à l’instar du Vera-C.-Rubin depuis le Chili, mais les quatre grands relevés qu’il devrait compléter en cinq ans devraient faire progresser l’astronomie dans de très nombreux domaines et répondre à des questions importantes, autant en exoplanétologie qu’en cosmologie ou en astrophysique des hautes énergies.