Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Tribune Elisabeth Bourgeois Economiste de l’environnement Dorothée Charlier Professeure des universités en économie de l’énergie et de l’environnement Les économistes Elisabeth Bourgeois et Dorothée Charlier estiment, dans une tribune au « Monde », que l’adaptation improvisée a des effets pervers. Elles appellent à garantir un « droit à la fraîcheur », à savoir un confort thermique mesurable été comme hiver. Publié aujourd’hui à 18h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Le 22 juin, pendant que 845 établissements scolaires fermaient leurs portes en raison de la chaleur, des parents déposaient leurs propres ventilateurs dans les classes restées ouvertes et une grande enseigne en écoulait 30 000 dans la journée. Des couvertures de survie étaient scotchées sur les fenêtres, jusque sur les bâtiments publics, et le blanc de Meudon, nouvelle teinte tendance, était badigeonné sur les carreaux. Au début du mois d’août, entre la quatrième et la cinquième vague de chaleur, le ministère de la transition écologique a diffusé une carte recensant 43 000 lieux de fraîcheur. Des villes ont maintenu leurs fontaines actives et mis à disposition des habitants des salles rafraîchies. A Annecy, la cantine des aînés a exceptionnellement rouvert, malgré le manque de personnel. Face à la chaleur, chacun a improvisé ses propres parades. L’épisode du 17 juin au 2 juillet a dépassé en intensité la canicule d’août 2003. En outre, les 24 et 25 juin ont été les journées les plus chaudes jamais enregistrées dans le pays. Santé publique France a provisoirement évalué l’excès de mortalité à 5 764 décès (+ 36 % par rapport au nombre attendu), le plus important depuis 2003. Pour la première fois, toutes les classes d’âge à partir de 15 ans ont été touchées, surtout à domicile. Cette chaleur a aussi nourri les incendies. Un seul d’entre eux, en Gironde, a parcouru environ 40 000 hectares, poussant près de 170 000 personnes à évacuer leur domicile. A la mi-août, plus de 90 000 hectares avaient brûlé depuis janvier, un record selon les relevés satellites du Système européen d’information sur les feux de forêt. La sécheresse prépare le terrain, le feu déplace les populations, le sinistre fragilise les ménages : le millefeuille des vulnérabilités s’épaissit. Risque réel et sensible Il vous reste 73.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Canicule : « Nos voisins méditerranéens n’ont pas attendu le réchauffement climatique pour penser la chaleur »
TRIBUNE. Les économistes Elisabeth Bourgeois et Dorothée Charlier estiment, dans une tribune au « Monde », que l’adaptation improvisée a des effets pervers. Elles appellent à garantir un « droit à la fraîcheur », à savoir un confort thermique mesurable été comme hiver.






