"Toutes les personnes à bord du véritable [Air Force One] – équipage, passagers, journalistes – ont été considérées comme remplaçables." Certains, comme Shirish Dáte, correspondant à la Maison Blanche pour le HuffPost, ont mal pris les révélations, mardi, du plan pour préserver Donald Trump d'une attaque iranienne au retour du sommet de l'OTAN en juillet à Ankara (Turquie). Le Washington Post a en effet révélé que le président américain avait changé d'avion au dernier moment, craignant que son Air Force One soit attaqué par le régime de Téhéran. Or, les accompagnants de Trump – pléthore de ministres, d'employés de la Maison Blanche, de militaires et de journalistes – ont fait le voyage dans l'avion présidentiel, sans avoir été prévenus de la menace.
"J’ai voyagé à l’étranger avec plusieurs présidents et je sais que la dissimulation est parfois une protection nécessaire. Mais induire les journalistes en erreur sur le moment et, pire encore, continuer à mentir au peuple américain des semaines plus tard est inacceptable", a vivement critiqué Ned Price, ancien conseiller du secrétaire d'État Anthony Blinken sous la présidence Biden.
Air Force One utilisé comme un leurreEn juillet, après avoir participé au sommet de l'OTAN dans la capitale turque, Donald Trump a embarqué à bord de l'immense avion bleu utilisé par les présidents des États-Unis. Du moins, c'est ce qu'il a laissé croire. Car le Secret Service a eu vent de réelles menaces provenant de Téhéran. Ses agents ont alors ordonné à Trump de changer d'appareil. Les passagers de l'avion, eux, n'y ont vu que du feu.












