En changeant à la dernière minute d'avion pour quitter le sommet de l'Otan en Turquie, mercredi 8 juillet, Donald Trump a déclenché cette semaine de nombreuses inquiétudes sur la sécurité de son nouveau Air Force One, un cadeau du Qatar.

Lors de son décollage pour Ankara avec ce Boeing 747 réaménagé, le président américain n'avait pas caché son enthousiasme, décrivant un appareil "vraiment exceptionnel." Mais une fois sur place, Donald Trump a subitement renoncé à l'utiliser pour quitter le pays. Le luxueux jet a volé vers le Royaume-Uni sans le président afin, selon ce dernier, que des troupes américaines le visitent, tandis que lui a fait mercredi le trajet dans l'ancien modèle.

Dans deux articles le jour même et le lendemain, le New York Times a dévoilé que le nouvel avion offert par la famille royale qatarie n'était pas équipé des mêmes systèmes de défense que ses prédécesseurs.

Des journalistes du New York Times convoqués devant la justiceLe quotidien a aussi rapporté que le changement d'avion avait été recommandé par son service de sécurité, au moment d'un regain des tensions avec l'Iran, pays frontalier de la Turquie.

A la suite de ces révélations, le parquet fédéral de New York - dirigé par un proche de Donald Trump - a délivré des convocations aux journalistes auteurs de ces articles, leur demandant de témoigner mercredi prochain devant la justice "à propos d'une violation supposée de la loi pénale fédérale", a annoncé samedi le New York Times.