Publié le 12 août 2026 à 05:05.
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L'affaire fait couler beaucoup d'encre. Donald Trump a confirmé mardi soir avoir changé secrètement d'avion face à une «menace» début juillet et a assuré avoir simplement suivi les conseils de son service de protection.«Ils voulaient me mettre dans un autre vol, dans un autre avion, avec la même sécurité, ils voulaient que je le fasse, donc je l'ai fait. Je fais ce qu'ils me disent», a déclaré le président américain près de Washington en rentrant d'un déplacement.Les révélations du Washington Post sur l'opération de sécurité rocambolesque qui s'est déroulée sur le tarmac de l'aéroport d'Ankara le 8 juillet, face au risque d'une attaque iranienne, soulèvent des questions sur la sécurité du président américain ainsi que sur la crédibilité de la menace qui pesait sur lui autant que sur la communication de la Maison-Blanche.
Donald Trump minimise l'épisode
Ce jour-là, pour quitter le sommet de l'Otan en Turquie, le président des Etats-Unis a été exfiltré dans un conteneur de ravitaillement vers un autre avion, tandis qu'Air Force One a décollé avec à son bord une douzaine de journalistes persuadés, à tort, de voyager avec Donald Trump. Ce dernier a finalement pris place à bord d'un autre appareil.«J'imagine qu'il y avait une menace. Je n'en ai pas demandé beaucoup plus», a dit le président mardi soir, interrogé sur la raison qui a poussé son service de protection, le Secret Service, à lui conseiller cette manoeuvre. Donald Trump, tentant visiblement de minimiser l'épisode, a affirmé n'avoir été «pas surpris», «je suis l'objet de beaucoup de menaces dont vous n'avez pas connaissance.»L'affaire est pourtant devenue politique: plus tôt mardi, le chef de file de l'opposition démocrate au Sénat Chuck Schumer avait demandé que les parlementaires soient «immédiatement informés». «Il est inacceptable que le Congrès ait été laissé dans l'ignorance.»










