Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Dix ans de post-vérité L’épisode 3 sera disponible prochainement. Dix ans de post-vérité L’épisode 3 sera disponible prochainement. « Dix ans de post-vérité » (2/5). Cheval de Troie des infox pro-Trump lors de son élection en 2016, le réseau social a, dans un premier temps, multiplié les initiatives pour lutter contre les fausses informations. Mais, depuis la pandémie de Covid-19 et la réélection de Donald Trump, le patron de Meta a rétropédalé. Article réservé aux abonnés Yael Eisenstat s’exprime avec une extrême attention, en pesant soigneusement chacun de ses mots. Elle sait qu’elle marche sur un fil. Ancienne responsable de l’intégrité des publicités politiques de Facebook, cette Californienne diplômée de relations internationales travaille aujourd’hui pour le Cybersafety Research Center, une ONG new-yorkaise qui documente les effets pervers des algorithmes des réseaux sociaux. Comme beaucoup, elle s’est pris la tête entre les mains en janvier 2025, lorsque son ancien patron, Mark Zuckerberg, sitôt Donald Trump de retour à la Maison Blanche, a fait une croix sur dix ans d’engagement officiel contre les fausses informations. « Il est temps de revenir à nos racines, liées à la liberté d’expression », avait alors déclaré le cofondateur de Facebook, tout en annonçant la fin du programme de fact-checking (vérification des faits) aux Etats-Unis. « Il a été très clair sur le fait que la lutte contre la désinformation et la mésinformation n’étaient plus une priorité, à supposer qu’ils l’eurent été un jour », déclare, grinçante, Yael Eisenstat. Il vous reste 87.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.