Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Dix ans de post-vérité L’épisode 4 sera disponible prochainement. Dix ans de post-vérité L’épisode 4 sera disponible prochainement. « Dix ans de post-vérité » (3/5). Le journalisme de vérification, qui a connu un essor sous Trump et atteint son sommet pendant la pandémie, fait désormais face à une triple crise de financement, de confiance et de sens. Article réservé aux abonnés En ce 17 juin, le ciel se déverse par trombes sur une centaine de journalistes hagards, rassemblés à Vilnius, en Lituanie, pour le meeting annuel de l’International Fact-Checking Network (IFCN), un réseau de journalistes de vérification créé en 2015. Les dernières nouvelles sont décourageantes. Quelques jours plus tôt, Alaa Salman, une jeune fact-checkeuse du média libanais Sawab, est morte sous les bombes israéliennes. En Géorgie, les opposants politiques et les journalistes indépendants sont jetés en prison. Aux Etats-Unis, la profession n’a plus droit de cité. « N’abandonnez pas maintenant, quand la tâche est la plus ardue, exhorte Angie Drobnic Holan, directrice de l’IFCN. Reposez-vous s’il le faut, fact-checkeurs, mais n’abandonnez pas. » Pour le métier, l’heure est à la crise existentielle. Le fact-checking a-t-il encore un sens après les retournements de veste des grandes plateformes ? Comment lutter quand les ennemis de la démocratie ont pour eux les algorithmes, l’intelligence artificielle générative et le harcèlement, et semblent chaque jour un peu plus puissants ? Aujourd’hui, ses professionnels se sentent à la fois vulnérables, impuissants et inquiets. Il vous reste 85.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.