Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Dix ans de post-vérité L’épisode 5 sera disponible prochainement. Dix ans de post-vérité L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Dix ans de post-vérité » (4/5). A peine Donald Trump élu en 2016, l’anglicisme « fake news » se diffuse dans le monde entier. Ambigu, malmené et récupéré, il est aujourd’hui remplacé par des termes plus techniques. Article réservé aux abonnés Il s’agit de quatre lignes, glissées entre « Infoutu, ue » et « Infra » : « Infox. n.f. Information mensongère ou délibérément biaisée, contribuant à la désinformation. » Ce mot nouveau, ajouté au dictionnaire Le Robert dans son édition 2019, se présente comme la recommandation officielle pour remplacer l’anglicisme « fake news ». Et, surtout, comme une concession des lexicographes à l’un des grands marqueurs de la dernière décennie, la prolifération des informations trompeuses sur les réseaux sociaux. Mais le terme « fake news » fait grimacer de nombreux experts. Mot-valise, il encapsule l’ère de la post-vérité. A leurs yeux, il porte aussi en lui le poison de la zizanie. Une réalité historique propre à 2016 Lorsque en 2016, plusieurs enquêtes de presse anglo-saxonnes s’inquiètent de l’invasion des calomnies politiques pro-Trump sur Facebook, elles désignent un phénomène très spécifique : la mode des faux sites d’actualité. Conçus par des internautes appâtés par le gain, ils republient tout et n’importe quoi, sans vérification, avec des titres aguicheurs, pourvu que le public clique sur leur page. Il vous reste 86.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.