Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Dix ans de post-vérité » (5/5). Les récits manipulateurs prospèrent sur le terreau d’une société dysfonctionnelle. Plusieurs pays européens envisagent désormais les intox comme un problème global et s’attellent à rebâtir la confiance. Article réservé aux abonnés La salle aux vastes panneaux couleur flashy se met à resplendir. En musique, un cadre du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale entre sur l’estrade en esquissant un léger déhanché. En tribune, un ancien journaliste reconverti dans la lutte contre la désinformation sourit, amusé : « La dernière fois que j’étais ici, c’était pour un set électro. » Nous sommes le 4 juin 2026, et la cellule de lutte contre les ingérences étrangères, Viginum, tient pour la première fois son forum annuel à la Gaîté-Lyrique, habituel temple de la création artistique à Paris, plutôt habitué aux performances d’artistes alternatifs. Le décalage surprend. Il dit aussi la nouvelle politique de la France, et de nombre de démocraties occidentales, face à la zizanie informationnelle : mobiliser la société civile, et rendre la démocratie désirable. Comme le formule à cette occasion la ministre de la culture, Catherine Pégard, « c’est une lutte qui implique la nation dans son ensemble ». Il vous reste 87.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’éducation de la société civile, une arme contre la désinformation qui sévit en Europe
« Dix ans de post-vérité » (5/5). Les récits manipulateurs prospèrent sur le terreau d’une société dysfonctionnelle. Plusieurs pays européens envisagent désormais les intox comme un problème global et s’attellent à rebâtir la confiance.






