Concurrencé par la Chine qui domine l’intelligence artificielle en libre accès, Meta a relancé lundi ses modèles ouverts, un choix que Mark Zuckerberg a érigé en doctrine pour se démarquer de ses rivaux américains : selon lui, la diffusion libre de cette technologie serait le meilleur rempart contre ses dangers.Dans un manifeste enthousiaste d’environ 6500 mots, le patron de Facebook, Instagram et WhatsApp plaide, sans les nommer, contre ses concurrents OpenAI et Anthropic, qui gardent leurs modèles les plus puissants sous contrôle exclusif. Et contre les autorités américaines et européennes qui entendent les tenir en laisse.Nombre d’acteurs du secteur promettent de bâtir une IA dépassant les capacités humaines en la gardant sous contrôle exclusif, le temps de la rendre sûre et bénéfique. Une vision « fondamentalement erronée » pour Mark Zuckerberg.« Il n’existe pas de superintelligence unique et bienveillante », écrit-il, car aucun système ne peut satisfaire en même temps les valeurs contradictoires de milliards d’humains.Garder ces modèles sous clé constituerait donc « le scénario le plus dangereux », « quelle que soit la manière dont les entreprises le justifient au nom de la responsabilité et de la sécurité ».
Zuckerberg prône les modèles ouverts, s’inscrivant en faux contre OpenAI et Anthropic
«Il n’existe pas de superintelligence unique et bienveillante», a écrit le patron de Meta dans un manifeste.
Meta redéploie les modèles ouverts Muse (145 Md$ en 2026) contre OpenAI/Anthropic propriétaires. Pour manager tech: cette bifurcation open vs closed redéfinit les enjeux AI — accès, governance, security, stack.










