Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Handicap Handicap Handicap A l’instar de la journaliste Maïtena Biraben, qui a découvert à 57 ans qu’elle avait un trouble du spectre de l’autisme, de nombreuses femmes sont diagnostiquées à plus de 40 ans. Pourtant, leurs souffrances n’étaient pas si invisibles. Article réservé aux abonnés Elles se connaissent à peine mais sont ravies de discuter « comme entre copines ». Ce vendredi caniculaire de juin, Ghyslaine Ribeiro, 34 ans, Marieke Vandamme, 45 ans, et Amandine Dongois, 42 ans, participent au premier groupe de parole pour femmes atteintes d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA), organisé au centre du neurodéveloppement adulte (CNA) de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, par Candice Mollaret, 46 ans. Après avoir été diagnostiquée en 2020, cette dernière avait été embauchée comme secrétaire médicale, puis comme médiatrice en santé-pair au CNA, où elle anime désormais des groupes de parole. « L’idée est venue de patientes qui étaient dans des groupes de femmes autistes sur les réseaux sociaux et les ont trouvés très violents, avec des commentaires comme : “On déteste les neurotypiques [les personnes ayant un fonctionnement neurologique considéré comme normal]”. Elles les ont quittés mais voulaient pouvoir parler de leurs problématiques. » « Les comptes Instagram très militants et dans la victimisation, ça me met mal à l’aise », confirme Amandine Dongois. Ghyslaine Ribeiro s’est aussi sentie en décalage quand elle a intégré un groupe de femmes « autodiagnostiquées ». L’autisme a longtemps été considéré comme un trouble qui touchait les garçons, trois fois plus nombreux à être diagnostiqués (on estime qu’entre 700 000 et un million de personnes sont concernées en France). Il vous reste 81.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.