Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Handicap Handicap Handicap La psychiatre constate, dans un entretien au « Monde », une très forte hausse des consultations de femmes, venues avec une suspicion d’autisme mais qui ont souvent un autre trouble. Article réservé aux abonnés Hélène Vulser est psychiatre, responsable du centre du neurodéveloppement adulte à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) et enseignante-chercheuse à l’Institut du cerveau (Sorbonne Université). Elle revient sur l’augmentation des demandes de diagnostic chez les adultes, notamment chez les femmes, depuis une dizaine d’années. Pourquoi des femmes découvrent-elles à l’âge adulte qu’elles ont un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ? Comme l’autisme est plus fréquent chez les garçons, les psychiatres ont eu moins le réflexe d’y penser chez les filles. Ils donnaient d’autres diagnostics, comme la phobie sociale. Le trouble est mieux connu maintenant, et un certain nombre de diagnostics sont « rattrapés » à l’âge adulte. Les femmes sont généralement bien moins diagnostiquées, quel que soit le trouble, car il s’exprime de manière moins bruyante que les hommes. C’est le cas, par exemple, pour le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité [TDAH] : l’hyperactivité des garçons va être plus visible et plus problématique que chez les filles, qui présenteront davantage de problèmes d’attention qui se voient moins. Il vous reste 73.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.