Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus La bonne paye La bonne paye La bonne paye « La bonne paye ». Chaque semaine, « Le Monde » parle d’argent avec les jeunes. Que signifie « bien gagner sa vie » ? Comment se projettent-ils dans l’avenir ? Cette semaine, Maëliss, ancienne danseuse de haut niveau, raconte sa reconversion dans l’enseignement du yoga. Article réservé aux abonnés Je suis professeure de yoga à Nantes, j’ai 34 ans, et je gagne environ 2 200 euros net par mois, en lissant ma rémunération sur l’année. La danse, qui était mon premier métier, ne m’apporte plus qu’un complément marginal d’environ 1 000 euros par an. Pour atteindre ce salaire en tant qu’autoentrepreneuse, je donne une quinzaine de cours collectifs par semaine, en petits effectifs, ainsi que deux ou trois cours individuels. J’organise aussi quatre stages de yoga par an, sur plusieurs jours. Si on ajoute le travail administratif et la préparation, je dois tourner autour de trente-cinq heures par semaine. Je ne suis pas nantaise d’origine, j’ai grandi à Créteil, en région parisienne. Voulant être danseuse depuis toute petite, j’ai intégré dès la 3e le conservatoire à rayonnement régional de Paris dans un cycle sport-études avec des horaires aménagés. J’ai continué au lycée, en me dirigeant vers un bac littéraire afin de me garder une porte ouverte vers l’université, comme je ne savais pas encore si j’allais réussir à devenir danseuse. J’ai finalement fait une première année de licence d’histoire à la Sorbonne avant d’être prise au conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon à l’âge de 19 ans. Il vous reste 79.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.