Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Éducation Éducation Éducation Tribune Jonathan Klein Réalisateur-compositeur Pour préserver la sécurité et le bien-être des enfants, leur accueil en dehors des heures de classe doit faire l’objet d’une meilleure prise en charge par le service public, estime Jonathan Klein, membre de la convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant à l’école, dans une tribune au « Monde ». Publié aujourd’hui à 14h28, modifié à 15h47 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Un enfant ne vit pas deux journées séparées, entre le scolaire et le périscolaire. Il traverse une seule journée, dans un même lieu : son école. Pourtant, ce qu’il vit comme un continuum est fragmenté par nos institutions : enseignants et animateurs, éducation nationale et Ville de Paris. Ces ruptures ne sont pas seulement administratives. Elles créent des angles morts dans lesquels les informations se perdent, les responsabilités se diluent et la sécurité des enfants peut vaciller. Chaque semaine, un écolier parisien peut passer presque autant de temps en périscolaire qu’en classe : 24 heures d’enseignement pour jusqu’à 23 h 30 d’accueil périscolaire. Une mission éducative de cette ampleur ne peut être confiée à des professionnels insuffisamment formés, soumis à l’instabilité des équipes ou privés du temps nécessaire pour préparer les activités, transmettre les informations et travailler avec les enseignants. Le périscolaire ne peut plus être considéré comme un temps résiduel, un simple passe-temps pour les enfants ou une variable d’ajustement pour les adultes. Il doit devenir un véritable temps éducatif complémentaire, pensé dans la continuité de la journée de l’élève. Cette ambition suppose un programme annuel construit avec les équipes scolaires et garantissant un socle commun à toutes les écoles parisiennes. Dans un service public, la qualité ne peut dépendre du quartier, des ressources locales ou du hasard de rencontrer une équipe particulièrement engagée. La République ne s’arrête pas à la porte de la classe : l’égalité doit aussi s’appliquer au périscolaire. Il faut donc des recrutements exigeants et sécurisés, une vérification systématique des antécédents, des qualifications obligatoires, une formation initiale et continue, des effectifs suffisants et de véritables perspectives de professionnalisation. Cette formation doit couvrir l’écoute de la parole de l’enfant, les gestes et le vocabulaire adaptés, le handicap et les besoins particuliers, la prévention de toutes les violences, les procédures de signalement et les règles d’usage des téléphones portables. Il vous reste 63.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.