Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Éducation Éducation Éducation Tribune Collectif Face au déclin du temps passé par les enfants dans les espaces publics, un collectif de responsables politiques, de chercheurs et de représentants du monde associatif souligne, dans une tribune au « Monde », le rôle majeur des espaces de jeu libre comme lieux d’apprentissage du vivre-ensemble. Publié aujourd’hui à 10h56 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Depuis de nombreuses années, on constate un déclin important de la présence des enfants dans l’espace public, comme en attestent de nombreuses études. Or, la diminution du temps passé à l’extérieur par les enfants a des conséquences significatives sur leur santé et leur développement. Et les bénéfices de l’activité en plein air pour les enfants sont documentés, de la réduction de l’anxiété à l’amélioration de la concentration, en passant par le développement émotionnel. Lorsque les enfants se trouvent dans des espaces publics traditionnels pensés paresseusement par les adultes, on leur demande d’être sages, de ne pas faire trop de bruit, de ne pas grimper aux arbres, de ne pas jouer avec la terre et les branches. A force de sécuriser, de réglementer et de vouloir occuper chaque minute de leur temps, nous oublions une évidence : les enfants ont besoin de sortir en autonomie, ils ont besoin de liberté, de risque mesuré et de collectif pour grandir ensemble. Les terrains d’aventures portent précisément cette ambition. Nés des pédagogies actives et défendus depuis des décennies par les mouvements d’éducation populaire, ces espaces de construction et de jeux libre, souvent implantés dans les quartiers populaires des villes, sont des lieux où les enfants peuvent, tout près de chez eux, construire des cabanes, manipuler des outils, jouer librement, inventer leurs règles, faire et défaire. Les associations et collectivités organisatrices des terrains d’aventures les accueillent tels qu’ils et elles sont, sans inscription obligatoire, sans sélection sociale, sans obligation de performance ni de consommation. Aujourd’hui près de 100 terrains d’aventures en France animés par les centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Ceméa), des centres sociaux, des associations locales, de quartier et quelques collectivités. Ces lieux reposent sur quelques principes simples mais profondément politiques et éducatifs : l’accueil inconditionnel, la gratuité, l’activité libre, la confiance accordée aux enfants et la présence d’animateurs et animatrices qui les accompagnent dans une posture éducative réfléchie, équilibrant en permanence besoin de sécurité et accession à l’autonomie, afin qu’ils puissent prendre des risques sans se mettre en danger. Il vous reste 59.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Un terrain d’aventures n’est pas un simple dispositif d’animation estivale, c’est un espace démocratique à hauteur d’enfant »
TRIBUNE. Face au déclin du temps passé par les enfants dans les espaces publics, un collectif de responsables politiques, de chercheurs et de représentants du monde associatif souligne, dans une tribune au « Monde », le rôle majeur des espaces de jeu libre comme lieux d’apprentissage du vivre-ensemble.






