Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Zoologie Zoologie Zoologie En analysant la composition chimique de la coquille de différentes espèces de gastéropodes vivant sur des cheminées hydrothermales du Pacifique, à près de 2 000 mètres de profondeur, une équipe japonaise a montré que ces animaux passaient une partie de leur vie à la surface. Article réservé aux abonnés Contrairement aux apparences, la bernique (ou la moule) ne reste pas toujours accrochée à son rocher. Pendant leur jeunesse, les mollusques vivent en effet sous forme de larve se déplaçant dans l’eau, au gré des courants ou par elle-même. Certaines espèces vivant autour des cheminées hydrothermales, ces oasis des grands fonds marins, font même un véritable périple vers la surface, comme le montre une étude publiée mercredi 15 juillet dans la revue Science Advances. L’équipe, dirigée par Yasunori Kano, professeur associé à l’Institut de recherche sur l’océan et l’atmosphère de l’université de Tokyo, s’est intéressée à trois espèces de gastéropodes du genre Shinkailepas. Vivant à 400 ou à 2 000 mètres de profondeur sur des cheminées hydrothermales de l’ouest du Pacifique, leurs larves ont la particularité de se nourrir de phytoplancton. Or, ces algues microscopiques se développent près de la surface, là où elles peuvent capter la lumière du soleil. Un étage où ces larves n’ont encore jamais été observées. Plusieurs études en laboratoire indiquaient que ces mollusques étaient capables d’effectuer un tel voyage, mais les preuves restaient indirectes. « La migration verticale des larves était une hypothèse, mais cette fois nous avons pu le voir directement dans la signature géochimique préservée dans leur coquille », s’enthousiasme Takuya Yahagi, chercheur à l’université de Tokyo, et premier auteur de l’article. Il vous reste 74.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.