Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Océans Océans Océans Une mission vise à documenter les interactions entre les rebuts de l’industrie nucléaire, immergés dans les abysses, et les écosystèmes. La deuxième campagne en mer vient de s’achever. Article réservé aux abonnés Ils sont allés explorer un endroit de la planète encore quasiment inconnu. Pendant un mois, du 27 mai au 28 juin, une trentaine de scientifiques ont étudié une partie des plaines abyssales de l’océan Atlantique, à environ un millier de kilomètres des côtes françaises et près de 5 000 mètres de profondeur : dans cette zone ont été immergés plus de 200 000 barils remplis de déchets radioactifs. Entre 1950 et 1990, une quarantaine de pays, dont la France, ont en effet jeté au fond des mers, en toute légalité, des fûts de déchets issus de leur industrie nucléaire. Dans le cadre de cette mission interdisciplinaire, dirigée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et menée en partenariat avec d’autres acteurs, des chercheurs ont embarqué à bord d’un navire de la Flotte océanographique française. Une première campagne, réalisée il y a un an, a permis de cartographier près de 3 500 barils et de commencer à évaluer leur état de dégradation. Les mesures, réalisées à distance des fûts, avaient révélé un « léger marquage radioactif » de la zone, n’excédant pas celui de certaines zones polluées en France. Il vous reste 78.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Fûts de déchets radioactifs au fond de l’océan Atlantique : ce que les scientifiques ont vu par près de 5 000 mètres de fond
Une mission vise à documenter les interactions entre les rebuts de l’industrie nucléaire, immergés dans les abysses, et les écosystèmes. La deuxième campagne en mer vient de s’achever.








