Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture À voir ou à écouter ce soir À voir ou à écouter ce soir Multiprimé, le documentaire suit l’un de ces mollusques tout au long de sa vie, dans un univers sous-marin où le danger guette. Article réservé aux abonnés FRANCE.TV – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE La Côte des Légendes, au nord de la Bretagne, là où les eaux de la Manche et de l’Atlantique se mêlent, offre des paysages sous-marins multicolores uniques, et un cadre idéal pour commencer le « voyage d’une vie », celui d’une seiche, baptisée « Sépia ». Dans ce qui ressemble à une grappe de raisin où chaque grain noir serait un œuf de céphalopode, Sépia se devine minuscule et blanche, filmée avec une précision surprenante dans le documentaire Sépia, l’odyssée d’une seiche. Est-ce la beauté des images, le timbre de voix de la comédienne Elvire Mellière, à la narration, ou la musique de Cédric Perras, rythmée par un battement de cœur ? Par osmose, le téléspectateur se sent comme enveloppé d’une quiétude bienveillante. L’odyssée, plus poétique que scientifique, de Sépia peut commencer. Tendue, pour l’animal, vers un seul but : perpétuer l’espèce. Longue d’un centimètre pour un gramme, à sa naissance au printemps, son corps est déjà couvert de milliers de chromatophores, qui lui permettent de changer de couleur et de se camoufler – ou plutôt, pour Sépia, « d’enfiler sa cape d’invisibilité ». Cette aptitude, qui ne cesse de surprendre les chercheurs, est l’arme maîtresse des seiches, avec leur encre et leur capacité à apprendre de leurs erreurs. Cette faculté, commune avec le genre humain, génère un anthropomorphisme naturel tout au long du film. Il vous reste 64.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.