L’ancien collège des Ursulines de Stanstead, dans les Cantons-de-l’Est, tombe en ruine. Or, le retard d’une MRC dans l’adoption de l’inventaire de son patrimoine bâti empêche le bâtiment de bénéficier d’une enveloppe de Québec, dont la minceur est d’ailleurs critiquée à l’échelle de la province.« L’ancien collège des Ursulines de Stanstead n’est […] pas admissible au Programme d’ententes en patrimoine puisqu’il n’est pas inscrit dans un inventaire admissible ou cité par la MRC », explique le ministère de la Culture et des Communications.Cette histoire, c’est aussi celle de centaines d’autres immeubles patrimoniaux : en mai dernier, près de 40 % des MRC du Québec ne s’étaient toujours pas conformées à la loi qui exige la production d’un inventaire de leur patrimoine bâti — soit tous les bâtiments construits avant 1940 — avant le 1er avril 2026.Ce faisant, elles privent plusieurs édifices d’une enveloppe de 75 millions de dollars offerte par le ministère de la Culture dans le cadre du Programme d’ententes en patrimoine, lancé en mai 2025.Des fonds insuffisantsDu côté de la MRC de Memphrémagog, on soutient qu’un accord a été conclu avec le ministère par l’intermédiaire de ce programme, mais que l’aide financière « représente une fraction » du montant demandé.« Plusieurs projets de restauration avaient été identifiés, incluant la possibilité de soutenir des bâtiments appartenant à des propriétaires privés, tels que le collège des Ursulines de Stanstead », a-t-on indiqué au Devoir. Mais compte tenu des montants alloués, seuls deux projets ont été ciblés dans la région : la grange ronde de Mansonville et le Centre culturel St-Matthew.La MRC s’est également engagée à adopter son inventaire du patrimoine avant la fin de l’année 2026.