Peine patrimoniale perdue. Le ministre de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ), Mathieu Lacombe, a annoncé le 26 mai qu’il donnait deux semaines à la communauté de Sainte-Marie pour sauver le Château Beauce comme bien patrimonial classé depuis 2018, faute de quoi le site perdrait sa protection gouvernementale. La période de grâce a finalement duré deux mois, dans l’espoir qu’une proposition d’achat aboutisse. En vain.Le MCCQ est finalement passé à l’acte de déclassement fatal le 24 juillet. La Société Alzheimer Chaudière-Appalaches (SACA), propriétaire des lieux depuis une douzaine d’années, espère maintenant trouver un acquéreur dans les prochaines semaines et régler ce dossier pesant d’ici la fin de l’année.Au moins trois investisseurs potentiels se seraient manifestés dans les jours suivant l’annonce du ministère, mais aucun projet n’a été retenu. La SACA, propriétaire du site depuis 2014 à la suite d’un legs par la communauté des oblates de Béthanie, reçoit encore des appels pour se renseigner sur le complexe immobilier comprenant quatre bâtiments, dont l’ancienne résidence bourgeoise construite à Sainte-Marie dans un style éclectique en 1903.« Des gens ont souligné leur intérêt pour le site », explique au Devoir Sonia Nadeau, directrice générale de la SACA. « Il faut que les projets tiennent la route et respectent les règles de l’urbanisme et les règlements par rapport à l’environnement. On veut aussi un projet viable à court terme, pas des plans étendus sur des années. Nous voulons nous départir du site dès cet automne. Je veux que ce dossier soit réglé d’ici la fin 2026. »
Le Château Beauce n’est plus classé comme bien patrimonial
L’organisme propriétaire souhaite le céder et lui trouver une nouvelle vocation d’ici la fin de l’année.
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