Les façons de faire héritées d’une époque centrée sur la construction neuve compliquent aujourd’hui la transformation et la remise en usage des bâtiments patrimoniaux, considère Héritage Montréal. L’organisme réclame un changement d’approche afin de mieux tirer parti du parc immobilier déjà existant.Héritage Montréal estime que les règles actuelles de protection du patrimoine ne permettent tout simplement plus de répondre adéquatement aux défis de transformation des bâtiments existants.Dans un rapport aux allures de manifeste publié mercredi à l’occasion de ses 50 ans, l’organisme soutient que les outils administratifs, normes et mécanismes de financement ont été pensés pour le neuf plutôt que pour la réutilisation et l’adaptation du bâti ancien. Tout cela nous conduit en ce moment au pire. Il s’ensuit des démarches plus lourdes, des coûts supplémentaires et des projets qui peinent parfois à voir le jour.Les normes fixées sur les constructions neuves compliquent inutilement la transformation et la remise en usage des bâtiments anciens, regrette Héritage Montréal.Vaste richesse mal exploitéeLes travaux de l’organisme évoquent pourtant un ensemble considérable d’immeubles patrimoniaux répartis sur le territoire québécois, dont près de 80 000 dans la seule région montréalaise. Ce réservoir de bâtiments constitue aux yeux de l’organisme une richesse mal exploitée.