Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Logement Logement Logement Alors que deux immeubles emblématiques menacent de s’écrouler, Charlotte Hubert, maître d’œuvre du chantier de consolidation, évoque dans un entretien au « Monde » la dangerosité du chantier et dénonce les risques pris par les propriétaires privés qui ont largement modifié les vieux appartements. Article réservé aux abonnés A Honfleur, cinquième ville la plus visitée de France, deux vieux immeubles au bord du bassin menacent de s’écrouler. Charlotte Hubert, architecte en chef des Monuments historiques, qui a participé à la reconstruction de Notre-Dame de Paris, a été nommée maître d’œuvre du chantier de consolidation. Ayant plaidé pour éviter leur démolition, trop risquée, elle explique le défi à relever du fait de la dangerosité du chantier. Deux immeubles emblématiques du bassin de Honfleur menacent de s’écrouler depuis le début du mois d’avril. Pourquoi vous êtes-vous opposée à leur démolition ? Lorsqu’on m’a appelée sur le chantier, le 2 avril, une expertise venait de conclure à la nécessité de démolir ces deux bâtiments inscrits, comme tous les autres sur le quai Sainte-Catherine, aux Monuments historiques depuis 1933. Nous, architectes en chef des Monuments historiques, notre premier réflexe, c’est de ne pas démolir ces monuments – bon nombre d’entre eux sont en très mauvais état et heureusement on arrive à les restaurer. Nous avons regardé de près. Ces deux immeubles sont situés au milieu du quai Sainte-Catherine, face au bassin. Si on en démolit un, je ne sais pas comment se comportent les autres. C’est un château de cartes, tout tient ensemble. Donc j’ai dit au maire : « Il n’est pas question de démolir, sinon je ne sais pas où on va sur votre quai, vous ne maintenez plus le reste. » Et puis je suis rentrée dans les bâtiments. C’est en très mauvais état, mais j’ai considéré qu’on pouvait étayer. Il vous reste 73.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.