Donald Trump s’est livré à un bien piètre exercice jeudi 16 juillet : agiter une nouvelle fois la théorie du complot de l’élection présidentielle, prétendument « volée », de 2020. Un curieux sens des priorités alors que la guerre a repris contre l’Iran et que le coût de la vie reste une préoccupation majeure aux Etats-Unis. Ses concitoyens ont dû apprécier.

Le locataire de la Maison Blanche a désigné les coupables supposés de ce qu’il a toujours considéré comme un affront à sa personne : la Chine, le Venezuela et un fantomatique « Etat profond ». La Russie, dont le renseignement américain avait pourtant conclu à l’immixtion, lors de la présidentielle de 2016, remportée de justesse par le républicain, n’a pas été mentionnée. Donald Trump a également dénoncé une véritable cinquième colonne de ressortissants étrangers qui voteraient illégalement par dizaines de milliers, sans qu’on en trouve jamais la trace.

Ces épouvantails avaient déjà été agités, il y a près de quatre ans, après la victoire du démocrate Joe Biden. Mais la guérilla judiciaire conduite par le dernier carré des fidèles trumpistes pour mettre en évidence une tricherie massive avait débouché sur le néant, ce qui n’avait pas empêché une tentative de coup de force contre le Congrès, le 6 janvier 2021, pour bloquer l’alternance.