Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs Adoptée par les députés le 7 juillet, la proposition de loi portée par la droite vise à modifier le traitement judiciaire des tirs de policiers et de gendarmes. Ses possibles effets sur leur comportement, le déroulement des enquêtes et les droits des victimes alimentent les inquiétudes. Article réservé aux abonnés Une semaine après l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi du député (Les Républicains, LR) des Alpes-Maritimes Eric Pauget visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, la colère de ses opposants ne faiblit pas. Alors qu’une pétition réclamant son rejet a recueilli plus de 662 000 signatures en trois semaines – sa recevabilité sera examinée mardi 21 juillet en commission des lois –, un rassemblement est prévu, ce jeudi, à Lyon, à l’appel de plusieurs partis de gauche, collectifs et associations. Quand les uns dénoncent un « permis de tuer », les autres saluent une protection juridique accordée aux forces de l’ordre. Soutenu par le gouvernement, la droite et l’extrême droite, le texte cristallise les oppositions. S’il ne modifie pas les situations dans lesquelles policiers et gendarmes sont autorisés à ouvrir le feu, il change la façon dont la légalité de cet usage est appréciée par la justice. Que prévoit exactement ce texte ? Quelles pourraient être ses conséquences en pratique ? Les Décodeurs font le point. Il vous reste 86.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.