Qui aurait cru que suer à grosses gouttes dans un sauna avant de plonger dans un bain glacé rallierait un nombre croissant d’adeptes ? Soixante ans après l’ouverture du premier spa au Québec, on ne peut plus parler d’un simple effet de mode. L’industrie du spa a plus que jamais le vent dans les voiles, portée par une quête de mieux-être qui s’est accélérée depuis la pandémie. Dernier texte d’une série de trois : du temple du silence au troisième lieu.
Finis les regards réprobateurs et les « chuuuuut ! » insistants : le silence n’est plus une règle absolue dans les spas québécois. Si certains établissements continuent de miser sur la quiétude, tout en tolérant les chuchotements dans certaines zones, d’autres font désormais un tout autre pari : offrir un lieu où détente et rencontres peuvent cohabiter.Bien établie dans l’industrie depuis 2009, l’entreprise Strøm spa nordique s’est lancée au printemps dans cette nouvelle aventure, plus sociale, avec la création de la marque AWŪ. « Ça fait quelques années qu’on ressent que les besoins des clients ont évolué. Ils viennent au spa pour se détendre, mais veulent aussi se parler, se reconnecter aux autres et prendre soin d’eux autrement », indique Guillaume Lemoine, président et directeur général de Strøm spa nordique, qui compte une dizaine d’établissements au Québec.Les deux premiers spas AWŪ ont ouvert leurs portes au Quartier DIX30, à Brossard, ainsi qu’à Québec, dans les anciens locaux de Skyspa, rachetés par le groupe. Le concept est simple : les clients peuvent travailler quelques heures au café-restaurant, retrouver un ami autour d’un repas, participer à un cours de yoga, de pilates ou de méditation, puis terminer en recevant un massage ou en effectuant le traditionnel circuit thermal chaud-froid-détente. Des DJ invités dynamisent l’expérience sans forcément transformer les lieux en club. Et, bien sûr, les conversations sont permises partout, en tout temps, dans le respect des uns et des autres.« On veut créer un environnement où les gens peuvent venir plusieurs fois par semaine », explique M. Lemoine. Pour y arriver, l’entreprise a d’ailleurs établi un prix d’entrée plus accessible que celui des spas traditionnels.










