Qui aurait cru que suer à grosses gouttes dans un sauna avant de plonger dans un bain glacé rallierait un nombre croissant d’adeptes ? Soixante ans après l’ouverture du premier spa au Québec, on ne peut plus parler d’un simple effet de mode. L’industrie du spa a plus que jamais le vent dans les voiles, portée par une quête de mieux-être qui s’accélère depuis la pandémie. Premier texte d’une série de trois : les idées de grandeur du Bota Bota.
Les curieux l’auront remarqué : un deuxième bateau a récemment jeté l’ancre à côté du spa sur l’eau Bota Bota, dans le Vieux-Montréal. Devant un succès qui ne se dément pas depuis 16 ans, l’entreprise montréalaise s’agrandit et ouvrira mercredi les portes de sa nouvelle embarcation. Prochain arrêt ? Reproduire le concept et l’amarrer dans d’autres ports nord-américains.« On a pris un peu de retard dans les travaux. On pensait terminer cet hiver, mais on ouvre à temps pour la grosse saison », explique la propriétaire Geneviève Emond en faisant visiter en primeur au Devoir son nouveau bateau, nommé Le Pavillon. Lors de notre passage, trois semaines avant l’ouverture, des travaux de finition étaient encore en cours, des ouvriers installaient des miroirs dans les vestiaires pendant que d’autres s’attaquaient au système de climatisation.L’objectif principal de cette expansion de près de 2000 m2 est d’augmenter la capacité d’accueil, la demande n’ayant cessé de croître dans les dernières années. La nouvelle embarcation — imaginée par Sid Lee Architecture — compte ainsi de nouveaux vestiaires comprenant environ 400 casiers supplémentaires. Aux étages, les visiteurs pourront profiter d’un immense bain à remous avec vue sur Habitat 67, d’une douche avec un mur végétal, de bains froids, d’un autre bain à remous sur le toit ainsi que de plusieurs espaces de détente intérieurs et extérieurs.








