Le public qui souhaite prendre un bain de culture hors des pôles urbains que sont Mont­réal et Québec trouvera son compte aux quatre coins de la province.

Raconter les objets au Musée d’histoire de Sherbrooke (Mhist)L’idée de laisser des objets issus des collections du Mhist témoigner de leur passé a mené à la création de Parcelles d’histoire(s), une exposition qui réunit mises en scène, photographies et archives. Une machine à écrire datant de la fin du XIXe siècle, de vieux outils de menuisier…« On s’est inspirés du concept des films Histoire de jouets pour raconter celles de nos artéfacts. On voulait littéralement donner une voix à certains objets, explique Marie-Ève Gingras, coordonnatrice à la diffusion et chargée de projet pour le Mhist. Ils deviennent des personnages racontant comment ils fonctionnaient à l’époque et en quoi consistait leur rôle. Tout ça dans un contexte ludique, tantôt humoristique, tantôt nostalgique. »Parcelles d’histoire(s), du 11 juin au 25 octobre 2026.

Écouter la nature au Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS)Depuis le 30 avril, le MBAS accueille deux nouvelles expositions temporaires, à voir tout l’été, qui présentent deux univers complémentaires sensibilisant le public aux effets de l’activité humaine sur son environnement. « C’est vraiment l’idée que la nature nous parle et qu’on se met à son écoute », résume Caroline Loncol Daigneault, conservatrice par intérim au MBAS.Tout d’abord, Botanica Fantastica, de Cynthia Dinan-Mitchell, propose aux visiteurs d’entrer dans son « cabinet botanique ». Dans le cadre de son processus créatif en atelier, l’artiste originaire de Québec s’est notamment inspirée de la nature morte hollandaise, du surréalisme et du baroque. « L’exposition a été pensée en deux temps. D’abord, [l’artiste] a travaillé en atelier sur des sérigraphies, des œuvres céramiques et des impressions textiles, explique Mme Loncol Daigneault. Ensuite, elle est venue les assembler dans notre galerie. Le temps consacré au montage est donc aussi une création en soi. » À cela, le MBAS a ajouté des éléments de sa collection, dont des tuiles ornementales et des gravures.Botanica Fantastica, jusqu’au 20 septembre 2026.D’abord présentée au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, Fables renaît sous une autre forme au MBAS. Le public pourra y admirer des œuvres de l’artiste franco-russe Marc Chagall et d’autres, plus contemporaines, de la Canadienne Carol Wainio. « Dans Charlevoix, il y avait d’un côté les gravures de Chagall, et, de l’autre, l’exposition de Carol Wainio, indique Caroline Loncol Daigneault. À Sherbrooke, les œuvres conversent entre elles. »Cette exposition constitue l’occasion de voir des créations inédites de Marc Chagall, souligne la conservatrice par intérim. « On connaît ses tableaux, mais moins ses gravures », explique-t-elle. Les visiteurs plongeront ainsi dans les fables de Jean de La Fontaine, réinterprétées par l’artiste.Quant à la démarche de Carole Wainio, elle s’inspire de l’univers des fables et des contes pour exprimer l’inquiétude de l’artiste devant les défis géopolitiques et environnementaux causés par l’homme. Ses tableaux mettent en scène des animaux en leur redonnant la parole.Fables, jusqu’au 20 septembre 2026.