Les belles journées d’été seront l’occasion de voir évoluer le chantier du MAC, qui s’exhibe hors les murs grâce à une série de photographies de Clara Lacasse, et de profiter de deux espaces d’exposition en plein air à Montréal et à Ottawa.

Le Musée d’art contemporain de Mont­­­réal (MAC) est en pleine transformation. Les travaux avancent, le bâtiment est méconnaissable. C’est dans ce contexte que l’artiste Clara Lacasse a été invitée par la commissaire Mojeanne Behzadi à photographier le chantier de l’intérieur. Le résultat de son travail prend aujourd’hui la forme de Soleil vermeil, une série de clichés exposés à ciel ouvert sur la palissade du MAC à la Place des Arts depuis le 1er mai.L’intérêt de Clara Lacasse pour l’architecture et le patrimoine bâti — ses photographies du Biodôme réalisées lors de sa récente restauration lui ont valu le Prix nouvelle génération de photographes en 2022 — l’a naturellement menée vers ce nouveau projet. Mais la première visite sur place la surprend : « J’avais cette attente de trouver le MAC dans un état qui me serait un peu familier, mais pas du tout. Il avait déjà beaucoup changé. Je n’avais plus beaucoup de repères. Le lieu était peu reconnaissable. »Pendant six mois, la photographe s’est rendue ainsi régulièrement sur un site en mouvement constant pour y faire des visites, guidée par un responsable de la sécurité. « C’était complexe du côté du MAC parce que c’est un gros chantier. Il y avait énormément de corps de métier. Ça bougeait beaucoup », se souvient-elle. Clara Lacasse cherchait alors à aborder le chantier d’une façon qui lui ressemble, quasi intime, avec le plaisir et l’exploration au premier plan.Son approche sur place était, de fait, délibérément instinctive. « J’avais ce désir de retourner à la base de ce que l’image est pour moi, de ne pas trop intellectualiser cette expérience pour ne pas tomber dans des références artistiques ou historiques. J’ai travaillé de façon très directe sur les lieux », confie Clara Lacasse. Ce parti pris se ressent dans les images. Celles-ci sont en effet empreintes de vivacité et de légèreté, ce qui tranche avec le registre habituel de la documentation de chantier. « J’ai eu beaucoup de joie à faire ces photos », souligne-t-elle.